Depuis le fond de la vallée d'Arreau en Ariège (946 m), randonnée longue et peu fréquentée vers le Pic des Redouneilles. 1600 m de D+, 30 km, lacs d'altitude, chemins à peine marqués, une Ariège sauvage comme on n'en fait plus.
Encore une belle ascension dans les Pyrénées, en Ariège cette fois-ci. C’est la deuxième année consécutive que je découvre cette région avec une amie. Nous étions revenus pour conquérir le Mont Valier, qui nous avait résisté l’année précédente, et c’était aussi l’occasion de gravir ce sommet.
L’Ariège sauvage — pas de balisage, pas de foule


Nous sommes en plein cœur de l’Ariège sauvage, une région où les chemins sont souvent peu balisés. Il est impératif d’avoir avec vous une carte, une boussole, un altimètre ou une bonne application de suivi GPS. Nous avons fait cette randonnée début juillet et avons croisé plus de vipères que de randonneurs. En 35 années de montagne, je n’avais rencontré que trois vipères, et ce jour-là, j’en ai vu trois en une seule journée. Je dois avouer que je ne suis pas particulièrement fan de ces animaux rampants.
Le dépaysement est total ici. La nature est préservée et le tourisme de masse n’a pas encore atteint cette région. Les chemins sont parfois à peine marqués, recouverts par une végétation qui reprend vite ses droits.
Les lacs d’altitude — pause sereine


La partie médiane du parcours alterne montées raides dans le pierrier et replats aux étangs, ces lacs pyrénéens qui semblent posés là comme des miroirs. Personne autour, le silence qui n’est rompu que par le vent et les cloches des vaches bien plus bas. Une vraie respiration au milieu du dénivelé.
Sommet et panorama — la récompense


Au sommet, le Pic des Redouneilles des Vaches offre une vue large sur la haute Ariège, avec par temps clair la plaine toulousaine au nord. Rien de spectaculaire individuellement, mais l’ambiance totalement sauvage fait toute la différence : on est seuls, loin, haut, et on sent que peu de randonneurs passent ici.
Infos pratiques
1600 m de D+ sur 30 km en une journée sans refuge sur le parcours. C’est beaucoup. Si vous préférez éviter de grimper tout le dénivelé en une seule fois, il est possible de bivouaquer (emplacement facile vers les étangs intermédiaires). Gardez à l’esprit que la difficulté des chemins et des tracés peut rendre la randonnée assez fatigante et compliquée — orientation sérieuse obligatoire.
Pour les conditions et l’état du sentier (herbes, vipères, passages rocheux), appeler l’Office de Tourisme des Vallées d’Ax. En été sec, ça passe bien — par temps pluvieux, la végétation devient vraiment glissante.
Infos pratiques
Point de depart
Depuis Tarascon-sur-Ariège, rejoindre Siguer puis remonter la vallée jusqu'au parking de fond de vallée (946 m). Piste carrossable mais étroite. Parking modeste, rarement plein parce que l'itinéraire dissuade : 1600 m de D+, 30 km, peu de monde.
Trace GPX
Importez la trace GPS dans votre montre ou application (Garmin Connect, Komoot, Gaia GPS, Iphigenie...).
Se connecter pour telechargerOffice de Tourisme (conditions a jour)
Office de Tourisme des Vallées d'Ax — Tarascon
Tarascon-sur-Ariège, 09400
Trace Garmin
Galerie
11 photos — cliquez pour agrandir
Meteo — Siguer
Conditions et previsions pour l'itineraire
En montagne, les conditions changent vite. Un orage peut devenir dangereux, le brouillard desoriente, la neige residuelle allonge les passages. Avant de partir, consultez les bulletins, prevoyez une fenetre meteo stable, et en cas de doute, appelez l'Office de Tourisme ou le bureau des guides.
Apprendre a lire la meteo en montagne →Questions fréquentes
Est-ce une rando pour débutants ?
+
Non. Même si le niveau technique reste modéré, 30 km et 1600 m de D+ en un jour sans refuge sur le parcours, c'est une grosse journée. Il faut de l'endurance, un bon sens de l'orientation (cairns rares), et du matériel de secours si vous partez seul.
Faut-il vraiment s'inquiéter des vipères ?
+
La zone est effectivement réputée pour sa population de vipères aspic — en 35 ans de montagne je n'en avais croisé que 3 en tout, et j'en ai vu 3 le même jour ici. Chaussures montantes conseillées, bâtons utiles pour faire du bruit devant, et rester sur les chemins dégagés. Ne pas mettre les mains sous les pierres.
Peut-on bivouaquer sur le parcours ?
+
Oui, le parcours s'y prête — terrain herbeux plat vers les étangs intermédiaires, sources proches. Bivouac au sens strict (arrivée au coucher du soleil, départ à l'aube, pas de feu, pas de trace laissée). Ça permet de couper la course en deux.





