Boucle de 15,75 km au départ de Sendrogne, sur les hauteurs de Sprimont. 453 mètres de dénivelé, des sentiers que j'ai tracés moi-même pour éviter les routes, un ruisseau à passer sans pont et deux vallons qui font travailler les cuisses. La balade du coin que je croyais banale, et qui ne l'est pas.
Je ne comptais même pas mettre cette rando sur le site. Sendrogne, sur les hauteurs de Sprimont, c’est le coin où j’ai grandi, et je me disais qu’il n’y restait plus grand-chose à raconter. J’étais passé dire bonjour à ma maman, qui habite toujours là, entre un retour des Alpes et un départ pour les Vosges, où m’attendait un gros week-end de rando. Et puis je me suis lancé dans une petite boucle, histoire de bouger les jambes. Au final, elle valait largement le détour. Alors la voilà.
Le coin de mon enfance
Quand j’étais gamin, ici, c’était la campagne, la vraie. J’allais faner et rassembler les vaches, il y avait des fermes partout et des prés à perte de vue. Aujourd’hui, soyons honnêtes, c’est devenu beaucoup moins champêtre : les lotissements ont poussé un peu partout, les maisons ont grignoté les prairies, et il ne reste plus que deux ou trois petites fermes. C’est en partie pour ça que je pensais l’endroit sans intérêt pour une rando.
Sauf que les alentours, eux, ont gardé leur côté sauvage. Dès qu’on s’écarte des rues, on retombe sur des chemins creux, des lisières oubliées et des vallons boisés que personne n’emprunte. Il suffit de savoir où chercher.
🧭 Une boucle tracée à ma façon
Je n’ai suivi aucun balisage. J’ai dessiné cette boucle sur carte, chez moi, avec une seule obsession : éviter le bitume. Et dans cette région, crois-moi, c’est un défi. Les chemins agricoles finissent souvent sur une route, et relier deux bois sans mettre un pied sur l’asphalte demande de tricoter l’itinéraire. Au final, j’ai réussi à réduire les portions goudronnées à presque rien.
Le résultat enchaîne les prairies bocagères, les champs de maïs et les sous-bois touffus, avec quelques belles ouvertures sur la vallée. Il y a ce vieux chêne planté seul au milieu d’un pré, qui doit avoir vu passer des générations de vaches. Plus loin, des sentiers étroits presque noyés sous les fougères. Rien de spectaculaire au sens alpin du terme, mais une vraie ambiance de campagne préservée, à deux pas de chez moi.
Pas si simple qu’elle en a l’air
C’est là que la boucle m’a surpris. En passant par ces chemins délaissés, je suis tombé sur des tronçons carrément envahis de végétation, où il fallait pousser à travers les hautes herbes pour avancer. À un endroit, j’ai dû traverser un cours d’eau dont le pont avait disparu : passage sur les pierres, en équilibre, avec l’eau juste en dessous. Et puis il y a ce vallon où la descente, suivie de la remontée, m’a bien fait chauffer les cuisses.
On est très loin d’une rando engagée de montagne, ne nous emballons pas. Mais elle n’a rien d’une promenade digestive non plus. Même chez nous, la météo peut changer la donne : un gros orage transforme vite un sentier de terre en patinoire, et les pierres du ruisseau deviennent traîtres après la pluie. Rien de méchant si tu restes attentif.
Un mot, comme toujours quand on marche dans un coin habité : reste discret et respectueux. Ne te gare pas devant une entrée de champ, ne coupe pas à travers une prairie, et si un habitant te fait une remarque, sois cool, c’est chez lui. C’est aussi à ça qu’on reconnaît un randonneur du coin d’un touriste de passage.
🥾 En pratique
- 15,75 km pour 453 D+ : compte une bonne demi-journée, ce n’est pas la balade qu’on improvise après le café.
- Trace GPX indispensable : aucun balisage, un tracé perso qui zigzague entre les bois.
- Des chaussures qui accrochent : végétation, terre, et un ruisseau à passer sur les pierres.
- De l’eau et un en-cas : aucun ravitaillement sur le parcours.
- Au printemps ou en début d’automne de préférence, quand les sentiers sont plus dégagés.
Si tu aimes ce genre de boucle sauvage tracée loin des foules, jette un oeil à la boucle de Werbomont, pas très loin à Ferrières, ou à la boucle de Harre, plus au sud dans les grands bois de Manhay. Et si tu débutes sur ce type de terrain, un passage par mes conseils matériel ne fait jamais de mal avant de partir.
Accès au départ
Le départ se fait depuis le village de Sendrogne, sur les hauteurs de Sprimont. Gare-toi dans le village, sans bloquer une entrée de champ ni un chemin agricole, et la boucle s'échappe vite vers les prairies et les bois. Rien d'officiel ni de balisé ici : c'est un tracé perso, alors prends la trace GPX avant de partir.
👉 Merci de respecter les règles locales :
- Ne vous garez jamais devant une entrée de champ ou sur une propriété privée.
- Ne bloquez pas les passages agricoles.
- Restez discrets, surtout tôt le matin ou en fin de journée.
- Et si un habitant vous fait une remarque, soyez cool : c'est chez lui.
Galerie
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Trace Garmin
L'enregistrement complet de la sortie : trace GPS, dénivelé, vitesse, fréquence cardiaque si disponible.
Trace GPX téléchargeable
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Cartes animations et prévisions temps réel
Même en Belgique, la météo peut transformer une sortie tranquille en vraie galère. Un gros orage en forêt, c'est jamais agréable (et parfois dangereux), un brouillard épais peut vite te désorienter, et une bonne pluie rend les sentiers boueux, glissants et fatigants.
Questions fréquentes
C'est une petite balade tranquille ?
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Sur le papier, ça y ressemble. Dans les faits, 15,75 kilomètres et 453 mètres de dénivelé, ça fait une bonne demi-journée de marche. Le vrai piège, ce n'est pas la distance mais le terrain : j'ai tracé la boucle hors des chemins habituels, et certains passages sont envahis de végétation ou demandent un peu d'attention. Pars avec de l'eau et des chaussures qui tiennent.
Faut-il vraiment la trace GPX ?
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Oui, franchement. Cette boucle n'est ni balisée ni officielle, je l'ai dessinée moi-même sur carte pour éviter au maximum les routes. Sans la trace, tu vas hésiter à chaque intersection et finir sur du bitume. Le téléchargement est dispo pour les utilisateurs connectés.
Le passage du ruisseau, c'est risqué ?
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Pas dangereux, mais pas non plus un pont tout confort. À un endroit, le pont a disparu et il faut traverser sur des pierres, en équilibre. Par temps sec ça passe tout seul, après la pluie les pierres sont glissantes. Prends ton temps et regarde où tu poses les pieds.
Quelle est la meilleure saison ?
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Le printemps et le début de l'automne. En plein été, les bords de chemin se referment vite et la végétation rend certains passages moins évidents, comme je l'ai vécu en juillet. D'avril à juin, puis en septembre-octobre, tu as les sentiers plus dégagés et une belle lumière sur les prairies.









